L’annonce de la création d’un fonds souverain pour le développement en Côte d’Ivoire a fait réagir la classe politique nationale. Au niveau de l’opposition, le Front populaire ivoirien, FPI d’Affi N’Guessan salue la réforme, non sans indiquer être à l’origine de cette innovation.
Un fonds souverain stratégique pour le Développement de la Côte d’Ivoire (FSD-CI). Depuis le mercredi 15 avril 2026, cette réforme existe dans le pays.
En conseil des ministres, le gouvernement a adopté une ordonnance dans ce sens.
La création de ce fonds souverain fait réagir dans la classe politique. Au niveau de l’opposition, le Front populaire ivoirien, FPI d’Affi N’Guessan, salue la réforme.
Selon ce parti politique, la nouvelle salutaire pour la Côte d’Ivoire en ce sens qu’il répond à des besoins spécifiques.
Ce fonds souverain « a vocation à soutenir des investissements structurants, stratégiques, prioritaires et rentables ».
« Son objectif est de renforcer la résilience de l’économie face aux chocs exogènes », et « est destiné à constituer une épargne publique de long terme », fait savoir le FPI.
C’est d’ailleurs à ce titre, précise un communiqué de ce parti, qu’il a proposé cette idée depuis plus de dix ans.
« En effet, dès la campagne présidentielle de 2015, le FPI, par la voix de son candidat, le président Pascal Affi N’Guessan, préconisait la mise en place d’un fonds souverain dédié à la transformation structurelle de l’économie nationale », lit-on dans la note.
A LIRE AUSSI : Côte d’Ivoire : le gouvernement crée un fond souverain
Cette proposition, ajoute le communiqué, reposait sur une lecture rigoureuse des contraintes profondes de l’économie ivoirienne.
« Le diagnostic posé est connu : les entreprises nationales sont structurellement sous-capitalisées.
Cette faiblesse limite leur capacité à créer des emplois, à investir dans les secteurs stratégiques et à s’imposer dans les chaînes de valeur à forte intensité capitalistique.
De fait, ces secteurs sont largement captés par des capitaux internationaux, ce qui affecte directement la création et la distribution de la richesse nationale », précise la note signée par Guillaume Liby, le vice-président du FPI chargé des politiques économiques et financières.
Selon le porte-parole du gouvernement, le FSD-CI est une personne morale de type particulier. Il se charge de la gestion et de la valorisation des actifs stratégiques de l’État.
Il se charge aussi de la gestion du financement et de la structuration de projets d’infrastructures et d’investissements vitaux nécessaires à la transformation structurelle de l’économie nationale.
Sa création, ajoute le porte-parole du gouvernement, s’inscrit dans la continuité des réformes déjà engagées en Côte d’Ivoire “pour mettre en place un pôle bancaire public dynamique’’ avec le trio : Caisse de Dépôt et de Consignation, Fonds de garantie pour les PME (SGPME) et les Caisses de retraite reformées.
Richard Yasseu













